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Craaack!, installation vidéographique, sonore,sculpturale et cinetique. 2014
 

 

 

Crédit photographique: SÈbastien Lapointe

La mise en interaction disjonctive entre sons, silence, images et parfois l’utilisation d’objets pour créer des situations narratives qui sollicitent une implication engagée de la part du spectateur est le fil conducteur dans le travail de Frédéric Lavoie. Il continue cette exploration avec son installation CRAAACK! en façonnant un environnement complexe inspiré de l'archétype cinématographique de la maison hantée. Tout comme la structure narrative typique de ces films, l'installation de Lavoie joue sur plusieurs registres sensoriels dans le but de suggérer que le passé tend à se prolonger dans le présent. Dans cette œuvre, cette continuité s'incarne en une présence fantomatique persistante qui se manifeste à travers des objets qui bougent inexplicablement, des sons amplifiés et une vidéo aux allures gothiques. Étant obligé de lier ces nombreux éléments sémantiques pour construire la trame narrative, le spectateur joue un rôle particulier en étant engagé dans ce dispositif à multiples facettes. Cette interaction dynamique est mise en action d'entrée de jeu dès que le visiteur franchit les portes battantes qui mènent à la grande salle. Dans le fond de la pièce, on perçoit la silhouette d'une maison hantée archétypale. Une trame sonore – composée d'un montage de musiques atonales et d'effets sonores typiques d’extraits de films de maisons hantées – retentit à plusieurs endroits sur la façade de la maison, plongeant la salle dans l'ambiance classique que l'on aime reconnaître. Durant le parcours de l'exposition, le spectateur devient de plus en plus conscient que ses propres déplacements sont à l'origine du mouvement des différents éléments qui composent l’installation de l’artiste. Néanmoins, l'impression d'une présence spectrale est accentuée lorsque le spectateur entre dans l'espace derrière la façade, « dans » la maison hantée où l'œuvre vidéo Path (2012) est présentée sur un écran au mur. Dans un plan-séquence en continu, la caméra se promène à travers une série d’espaces caverneux et mystérieux qui font écho à l’ambiance générale de l’installation et la prolongent. CRAAACK! réunit plusieurs modes sensoriels afin de transformer les rôles conventionnels : le spectateur devient l’acteur, un spectre involontaire qui hante l’espace, donnant vie aux objets, aux sons et aux lieux.

Bernard Schütze

Frédéric Lavoie tient à remercier le Centre CLARK, l’équipe de l’Atelier CLARK ainsi que Valérie Blass, Jonathan Villeneuve, Guy Asselin, Patrick Bérubé, Mathieu Latulippe, Robocut studio et PRIM (Bruno Bélanger) pour leur aide à la réalisation de ce projet.