Pourchassant et pourchassé se poursuivent dans les corridors sous-terrain d'une université. La vidéo est diffusée dans les écrans de l'université qui diffusent en temps normal les informations locales et oblige les passants a situer ce qu'ils voient entre le réel et le fictionnel.
La vidéo propose deux protagonistes-marcheurs qui s’opposent à l’espace architectural en tant qu’ils ‘l’habitent’ et le réalisent mais aussi parce qu’entre eux se révèle la tension d’un espace qui se présente comme froidement inquiétant, précisément hostile et inhabitable, et suggère, par sa nature, les deux figures combinées du traqueur et du traqué. Ainsi, la tension entre le lieu et l’habitabilité du lieu agit dans les termes d’un apport de sens (produit par le vécu) lié au lieu lui-même. Ici, le récit fictionnel actualise les potentialités du lieu enfoui dans l’imaginaire collectif. Il n’y a donc pas un marcheur qui réalise un lieu, mais un lieu qui induit des marcheurs.
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